LADERNIEREPLUIE

COMPAGNIE DE THEATRE x CREATION x SPECTACLE VIVANT

Et Jamais Nous Ne Serons Séparés
De Jon FOSSE

Mise en scène et scénographie : Alexandre Lucchino
Avec Yoann GOUJON et Elise MARTIN



Obsessions – compulsions – non rencontre – violence – enfance – expiation

Pour cette création, la compagnie s'est intéressée aux obsessions.
L’obsession au quotidien, notre quotidien fait d’obsession.
Omniprésente dans notre rapport à l’autre, à notre passé ou à notre matérialisme.


Le spectacle vivant pour apporter un contrepoids aux psys show télévisuel en y confrontant une vision crue, sans artifice, du quotidien que vivent ces personnes.
Reflet de l’aliénation de notre société.


Questionner le rapport entre raison et folie dans un quotidien.
Une création pour aborder la place occupée dans la société par ces personnes tourmentées, le regard d'autrui, la recherche d'identité, la solitude, l'enfermement... Les conséquences, les traumatismes créés par le refoulement de ces désirs, pulsions et donc de soi auquel nous contraint notre société moderne et aseptisée.
Apercevoir même pour le temps d’une représentation la fuite en avant de beaucoup de nos contemporains : obsession, solitude, enfermement, impossibilité de rentrer en contact, de se rencontrer réellement...

Une petite folie du quotidien est présente dans chaque individu.
Socialement acceptée, elle se dégage de certains de nos actes quotidiens, répétés invariablement.


Aucune perte de la réalité juste un refus.

Je m’en rends compte, je sais que mon comportement est absurde mais je ne peux pas y échapper.


Comment explorer cette petite folie sinon entre pulsion et cérémonial
(Mécanique des corps – Rituel / animalité – Pulsion)

Sur le plateau un homme seul, plein d'une fragilité pudique, le corps en tension au bord de l’implosion.

Un corps morcelé dans un compromis impossible entre pulsion et raison (entre corps et tête)

Prisonnier inconscient de son quotidien et de sa solitude, il se fabrique ses joies, ses peurs, ses émotions. Aucune place pour l’inconnu, l’inattendu, l’autre.
Son quotidien est jonché de rituels, de manies expiatoires.
Une chose échappe à son contrôle : ses obsessions, ses compulsions “une petite folie du quotidien” omniprésente.
Est–il emprisonné, essai–t–il a tout pris de se fuir, de se laver de son passé, de ses pulsions qu'ils rejettent et refusent.
Lutter contre ses pulsions, c’est aussi lutter contre soi contre sa vraie nature, son identité.
Un homme seul qui attend quelque chose. Un quotidien organisé qui voile des traumatismes, des traces, des souvenirs...
Le quotidien de cet homme nous est exposé : banal et ritualisé.

Puis une femme, un souffle, un battement.
Qui est–elle ? Objet, fantasme, icône, illusion, mère, femme, désirs. Éphémère.

L’impossibilité de rentrer en contact, de se voir, de se comprendre va engendrer une violence contre soi et contre l’autre.
Domination, violence, jalousie...
Cette non rencontre est le facteur qui va dérouter, et modifier violemment un monotone quotidien.

Cette nuit va alors être pour cet homme celle où l’obsession qui fait sourire devient folie, où l’on se révèle à soi dans toute son humanité, ses pulsions primitives et son animalité. De cette nuit ressurgissent des souvenirs, et des traumatismes de l’enfance. Anecdotique ?

Une heure pour se découvrir, se débattre dans son humanité, s’y noyer et s’accepter.
Une lutte pour réapprendre à vivre, à être, ponctué d’accès de folie.

Le mouvement s’inscrit dans l’espace et tombe en deliquescence.



Dossier "Et Jamais Nous Ne Serons Séparés" (pdf)
Portfolio